Les contrastes du Monténégro

Christophe

Etudiant en ergothérapie à Herleen, près de Maastricht, Christoph Bock, aimerait entreprendre quelque chose de particulier. En tant que scout, il a l'habitude d'être en vadrouille, ce qui lui donne envie de tenter l'expérience à l'étranger et d'aller à la découverte d'autres cultures. Il s'informe auprès du Service National de la Jeunesse sur les possibilités s'offrant à lui et apprend l'existence du service volontaire de coopération. Aussi, au moment où ses études lui permettent de se libérer pendant un semestre, il n'hésite pas. « Je voulais travailler de préférence avec des enfants handicapés », raconte-t-il. Son vœu s'exauce quand il apprend, par une amie travaillant chez Caritas Luxembourg, que cette ONG est disposée à l'envoyer dans un foyer du jour pour adultes et enfants handicapés que gère la branche monténégrine.

Il part en avril 2010 dans les Balkans et atterrit d'abord à Berane, ville de quelque 12.000 habitants située dans le nord-est du Monténégro. Il y reste deux mois et en garde un souvenir mitigé : « Je me suis investi dans ce projet mais c'était très théorique et le temps me semblait un peu long. » Au départ, il a bien du mal à communiquer étant donné qu'il ne maîtrise pas la langue mais il apprend à se débrouiller. « J'avais affaire à un enseignant qui ne parlait que le monténégrin », se souvient-il. Dans une telle situation, on s'aperçoit de l'utilité des mains et du langage des signes !

Pas de regret

Les deux mois suivants, il est envoyé à Bar, ville côtière de plus de 13.000 habitants située plus au Sud. Il y accomplit diverses tâches ayant pour objectif d'occuper les enfants du foyer. Cette fois, son impression est toute différente. « C'était super », commente-t-il cette deuxième phase de son séjour, durant laquelle il bénéficie d'une grande marge de manœuvre dans son travail. Le contraste est saisissant par rapport à son séjour dans le Nord : non seulement, il éprouve un grand plaisir à effectuer ses tâches quotidiennes mais il développe de bons contacts avec les enfants. Il les aide à faire leurs devoirs et organise des jeux favorisant la dynamique de groupe.

Au final, Christoph trouve que cette expérience lui fut très profitable. « Pendant un moment, j'ai eu un doute sur l'utilité de ma démarche. Je me trouvais dans un pays étranger dont je ne parlais pas la langue, et je n'arrivais pas à nouer des contacts. » Mais la seconde partie de son volontariat lui a tellement plu qu'il y retournerait de suite si on le lui demandait. « J'ai appris à me débrouiller seul », résume-t-il son aventure. « Non seulement j'ai appris beaucoup sur moi-même mais j'ai découvert à quel point il est important de s'ouvrir à d'autres cultures. » De temps à autre, il a dû recourir à l'improvisation, une expérience qui lui sera certainement utile pour l'avenir. Et surtout, il a appris à travailler avec des gens qu'il ne connaissait pas au départ et qui ont parfois une autre interprétation des choses.